Posté le 20.03.2006 par meslectures
Anna Gavalda
Anna Gavalda est née en 1970 en région parisienne, où elle vit toujours.
A quinze ans elle est élève d'une institution religieuse à Saint-Cloud, avant une "désolante hypokhâgne" au lycée Molière puis une maîtrise de lettres moderne en Sorbonne.
En 1992, elle est la lauréate de La plus belle lettre d'amour, pour France Inter.
Elle a publié son premier livre un recueil de nouvelles, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (Le Dilettante), en 1999, et son premier roman Je l'aimais (Le Dilettante) en 2002
Quelques critiques suite à la publication de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (1999) :
"Une nouvelliste est née" ("Le Courrier Picard")
"En douze nouvelles subtiles, cette jolie blonde fait le tour de notre époque" ("Le Figaro")
"Une douzaine de nouvelles toutes plus vives, insolentes, acides, les unes que les autres" ("L'humanité")
"Une inconnue au talent pétillant, vif, pointu. Pour ne pas avoir l'air idiot, c'est Madamoiselle Gavalda qu'il faut lire" ("Le Figaro Madame")
"de son écriture gracile, craquante, la pince-sans-rire au gros-coeur, fait de l'éphémère indélébile et nous chamboule, elle est vraiment terrible Anna Gavalda" ("Télérama")
"Avec une cruauté souriante, elle traque ces mille petits travers contemporains qui gâchent tout." (Le Figaro Magazine")
"Anna Gavalda est un rayon de soleil dans le ciel encombré de la rentrée" ("L'Aurore/Le Figaro")
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Posté le 20.03.2006 par meslectures
Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda!
Je l'ai vu en librairie pendant des mois, avec sa couverture colorée... et j'ai résisté tant je déteste tout ce qui fait l'objet d'un emballement médiatique excessif à mes yeux; et puis un jour, je cherchais un bouquin à lire, en poche parce que c'est moins cher et qu'au niveau budget livres, j'éclate volontiers mes prévisions.
J'ai pris un bouquin au hasard, ça me disait vaguement quelque chose, mais pas plus que ça; je l'ai choisi épais, j'aime entrer dans la psychologie des personnages, prendre le temps de les connaître, de vivre avec eux. Et là, ça a été fantastique... je suis entrée peu à peu, à tout petit pas dans l'univers de ces personnages romantiques, chaleureux, malheureux, en recherche d'amour; et j'ai cheminé, le plus lentement possible pour rester avec eux le plus longtemps possible...un bonheur!
Allez y sans crainte c'est vraiment un beau livre
ENSEMBLE C'EST TOUT, Anna Gavalda
«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences...»
Extrait du livre "Ensemble, c'est tout"
RÉSUMÉ DU LIVRE
Une année à Paris. Une rencontre improbable, les frictions, la tendresse, l'amitié, les coups de gueule, les réconciliations... de quatre personnes vivant sous un même toit, celui d'un immense appartement haussmannien aussi vide et désolé que leur vie respective. Quatre personnes qui n'avaient rien en commun et qui n'auraient jamais dû s'entendre, jamais dû se comprendre. Un aristocrate bègue, une jeune femme pas plus lourde qu'un moineau, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de trous et de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore !)...
Posté le 26.02.2006 par meslectures
Comédie des apparences de Jean-Denis Bredin
ODILE JACOB
186 pages.
Des héros bien convenables
par Jean-Pierre Tison
Lire, décembre 1994 / janvier 1995
«Les ai-je bien défendus?» Telle est la question que semble poser chaque livre de cette star des prétoires qu'est Jean-Denis Bredin. Ce grand avocat met son écriture au service des inconnus, des anonymes, avec la même conviction qu'il met son éloquence à la disposition des prévenus, souvent célèbres. Si bien des académiciens n'ont de joli brin de plume que sur leur bicorne, celui-ci est un écrivain-né. Il laisse les effets de manche aux cabots et choisit au contraire le registre le plus discret. Et c'est avec beaucoup d'égards qu'il pousse ses personnages sur le devant de la scène, juste le temps qu'il faut pour qu'on les voie sous leur vrai jour. Comédie des apparences réunit treize nouvelles où bienveillance et clairvoyance se conjuguent dans une narquoise pudeur.
Un papa et une maman qui s'occupent maladroitement de leur petit garçon de sept ans ne se rendent pas compte que lui-même les a pris sous sa très haute protection. Une veuve voue un culte à son défunt mari, brillant homme politique dont elle avait méconnu tous les mérites de son vivant. Une demoiselle, folle de sa beauté, ne rêve que du vélo noir qui met sa silhouette en valeur et sa libido en chaleur. Un homme dérobe des objets d'art chez l'avocat qui vient de le faire acquitter dans une affaire de vol. Un étudiant enrichit son curriculum vitæ de tout ce qu'il aurait aimé avoir fait. Un curé, qui veut plaire à chacun, se met tout le village à dos. La surveillante des balançoires d'un jardin public, à laquelle personne ne s'est jamais intéressé, trouve toujours quelqu'un ou quelque chose à aimer secrètement...
A la différence de l' «immortel» d'une autre de ses nouvelles, notre habit vert n'a pas besoin de se répéter sans arrêt qu'il «faut être en forme» pour le rester. La forme est bien là. La grande. Héritée d'une haute tradition, elle garantit à l'écriture sa longévité. Jean-Denis Bredin, champion de tant de combats, manie en maître ce qui désarme: la simplicité.[COLOR=brown]
commentaire de : http://www.lire.fr/critique.asp/idC=30319&idTC=3&idR=218&idG=3
Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ce livre. J'y suis allée un peu à reculon: je ne suis pas fan de nouvelles. Mais quel régal! le portrait fait de chacun des personnages est désarmant. J'ai surtout apprécié la première nouvelle qui met en scène une psychologue...