Comédie des apparences de Jean-Denis Bredin
ODILE JACOB
186 pages.
Des héros bien convenables
par Jean-Pierre Tison
Lire, décembre 1994 / janvier 1995
«Les ai-je bien défendus?» Telle est la question que semble poser chaque livre de cette star des prétoires qu'est Jean-Denis Bredin. Ce grand avocat met son écriture au service des inconnus, des anonymes, avec la même conviction qu'il met son éloquence à la disposition des prévenus, souvent célèbres. Si bien des académiciens n'ont de joli brin de plume que sur leur bicorne, celui-ci est un écrivain-né. Il laisse les effets de manche aux cabots et choisit au contraire le registre le plus discret. Et c'est avec beaucoup d'égards qu'il pousse ses personnages sur le devant de la scène, juste le temps qu'il faut pour qu'on les voie sous leur vrai jour. Comédie des apparences réunit treize nouvelles où bienveillance et clairvoyance se conjuguent dans une narquoise pudeur.
Un papa et une maman qui s'occupent maladroitement de leur petit garçon de sept ans ne se rendent pas compte que lui-même les a pris sous sa très haute protection. Une veuve voue un culte à son défunt mari, brillant homme politique dont elle avait méconnu tous les mérites de son vivant. Une demoiselle, folle de sa beauté, ne rêve que du vélo noir qui met sa silhouette en valeur et sa libido en chaleur. Un homme dérobe des objets d'art chez l'avocat qui vient de le faire acquitter dans une affaire de vol. Un étudiant enrichit son curriculum vitæ de tout ce qu'il aurait aimé avoir fait. Un curé, qui veut plaire à chacun, se met tout le village à dos. La surveillante des balançoires d'un jardin public, à laquelle personne ne s'est jamais intéressé, trouve toujours quelqu'un ou quelque chose à aimer secrètement...
A la différence de l' «immortel» d'une autre de ses nouvelles, notre habit vert n'a pas besoin de se répéter sans arrêt qu'il «faut être en forme» pour le rester. La forme est bien là. La grande. Héritée d'une haute tradition, elle garantit à l'écriture sa longévité. Jean-Denis Bredin, champion de tant de combats, manie en maître ce qui désarme: la simplicité.[COLOR=brown]
commentaire de : http://www.lire.fr/critique.asp/idC=30319&idTC=3&idR=218&idG=3
Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ce livre. J'y suis allée un peu à reculon: je ne suis pas fan de nouvelles. Mais quel régal! le portrait fait de chacun des personnages est désarmant. J'ai surtout apprécié la première nouvelle qui met en scène une psychologue...
salut moi c'est julie Anna Gavalda j'adore je suis tomber dessus par Hazard ce fut la révolution,sinon je lis en ce moment pluieurs bouquins en même temps comme le monde de Narnia Géniale j'en suis au 3éme tome Viens sur mon blog tu découvriras ma passion